Les Piast. Aux IXe et Xe siècles, sur le territoire de la Pologne, il y avait plusieurs organisations territoriales primitives dont deux tribus qui prirent la plus grande importance: Wislanes autour de Cracovie et Polanes autour de Gniezno.
Boleslas Ier le Vaillant continua la politique de consolidation et de centralisation de l’Etat. Après la mort du roi, vint une période de désorganisation intérieure du pays, d’invasions opérées par ses voisins et de perte de son autonomie au profit de l’Allemagne. Ce n’est que Casimir le Rénovateur qui rétablit la stabilité du pays dans les années 1047-50, à la même époque que Cracovie devint capitale de la Pologne.
Le renforcement ultérieur de la position de la Pologne fut possible grâce à Boleslas II le Hardi dont le couronnement en 1076 scella/affermit la place de la Pologne sur la scène internationale. Toutefois l’opposition intérieure contraignit le roi de fuir le pays suite à l’exécution de l’évêque de Cracovie, Stanislas. Ensuite succéda une période de l’affaiblissement intérieur du pays interrompu par le règne de Boleslas III Bouche-Torse qui en 1109 réussit à repousser l’intervention armée allemande, pour ensuite occupa la Poméranie de Gdansk et le Pays Lubusz et finalement instaura son autorité sur la Poméranie Occidentale. Après sa mort, la Pologne entra dans une longue période de 150 ans du «morcellement territorial ».
Ladislas Ier le Bref réussit, après un temps assez court du règne de la dynastie des Přemyslides tchèques au tournant des siècles XIIIe et XIVe , à réunifier une partie importante du pays (environ 106 mille km2) et à accéder au trône polonais en 1320. L’Etat polonais ressuscité fit face à l’hostile alliance entre la Bohême et les chevaliers Teutoniques; depuis 1327, la Bohême s’assujettissait les principautés silésiennes des Piast, tandis que les chevaliers Teutoniques annexèrent la Couïavie (Kujawy). Casimir III le Grand acheva l’entière consolidation du pays, il élargit les frontières polonaises du côté sud-est (environ 170 mille km2; avec les fiefs d’environ 240 mille km2 et environ 2 mln d’habitants) et instaura la stabilité intérieure, permit un essor économique et affermit la position du pays sur la scène internationale. En vertu des accords avec les Anjou de Hongrie (1370), après la mort du dernier roi Piast, vint le règne de Louis de Hongrie. Puis, en 1384, sur le trône de Pologne succéda sa fille Hedwige qui, suite aux accords de Krewo (1385) épousa le Grand Duc de Lithuanie Jagellon ce qui donna naissance à l’union polono-lithuanienne et au règne de la dynastie des Jagellon en Pologne.
Sous Ladislas II Jagellon le pays fut renforcé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La victoire sur les chevaliers Teutoniques (bataille de Grunwald en 1410) mis fin aux menaces sur la frontière nord, tandis que l’union de Horodle en 1413 affermit l’alliance de la Pologne et du Grand Duché de Lithuanie. Le roi Jagellon obtint la succession du trône polonais à ses fils au prix de nombreux privilèges accordés aux nobles en posant ainsi des fondements à l’ultérieure hégémonie de la noblesse en Pologne. Casimir IV Jagellon continua cette politique en gagnant l’appui de la noblesse en leur concédant les statuts de Nieszawa en 1454 et en anéantissant la puissance militaire de l’ordre Teutonique dans la guerre dite de Treize Ans 1454-66 qui permit de joindre à la Pologne la Prusse Royale et la Warmie et de transformer l’ordre Teutonique en son vassal. Le règne de Jean Ier Olbracht et Alexandre Jagellon participèrent au renforcement de la position de la noblesse (privilège de Piotrkow de 1496 et constitution nihil novi de 1505). Le règne de deux derniers Jagellon, Sigismond Ier le Vieux et Sigismond Auguste, marqua le temps du plus important essor du pays. La population de l’Etat polono-lithuanien à la charnière du XVe et XVIe siècles s’élévait à environ 7.5 mln. De même des relations amicales avec les Habsbourg furent possibles (accord de Vienne en 1515).
Les rois électifs. Sigismund II Auguste, mort sans progéniture en 1572, fut le dernier roi de la dynastie des Jagellon. Tous les rois suivants avaient été choisis par les nobles. Après une courte période du règne d’Henri III de Valois, vint la décennie du règne d’Etienne Ier Báthory qui essaya de renforcer l’autorité royale à l’intérieur du pays et qui s’engagea dans la lutte contre la Russie pour la Lévonie (1579-81) qui aboutit à la favorable trêve de Jamo Zapolskie en 1582. Le successeur de Báthory, Sigismund III Vase, avec ses prétentions au trône de la Suède, emmêla le royaume dans une série de longs conflits militaires avec la Suède. Les vingt années du règne du roi Jean Casimir contribuèrent à la ruine économique, au dépeuplement du pays, au chaos politique, à la perte de terres et diminution de l’importance internationale de la Pologne. La situation s’améliora momentanément suite aux glorieuses victoires de Jean III Sobieski (Chocim 1673, Vienne 1683). Après sa mort, les puissances voisines graduellement commencèrent à s’intéresser à la Pologne.
Le choix du roi Stanislas Auguste Poniatowski, candidat de la « Famille » (camps des Czartoryski) et de l’impératrice Catherine II la Grande, permit (avec le consentement de la Russie) d’introduire un nombre restreint de réformes intérieures. La partie conservatrice de nobles, en réaction aux réformes mais aussi à la politique d’intervention de la Russie dans les affaires intérieures de la République et à une politique trop favorable à la Russie du roi et de la « Famille », organisa une résistance armée dite la Confédération de Bar (1768-72). Après son échec, la Pologne fut partagée en 1772 entre l’Autriche, la Prusse et la Russie. Tout de même, le roi entreprit, initia et soutint certaines réformes. Ainsi, en 1773, fut créée la Commission de l’Education Nationale, tandis que lors de la Diète de Quatre Ans furent votés notamment l’augmentation des effectifs de l’armée, l’élargissement de droits des villes, la Constitution du 3 mai 1791. Le travail de la reconstruction intérieure du pays fut dévasté par la Confédération de Targowice en 1792, suivie par l’intervention de l’armée russe (guerre polono-russe de 1792) qui entraîna le deuxième partage de la Pologne par la Russie et la Prusse. La tentative de garder les restes de l’Etat avec l’Insurrection de Kosciuszko de 1794 se termina par un échec qui résulta en troisième partage de la Pologne en 1795 et la disparition de l’Etat polonais pour plus de cent ans.
Suite aux partages, les terres de la République furent incorporées dans les pays copartageants en tant que leurs provinces : sur les terrains autrichiens fut créée la Galice, sur les terres prussiennes la Prusse Occidentale, de Sud et la nouvelle Prusse Orientale, tandis que les régions russes furent divisées en gouvernements. Partout fut introduite la législation et l’administration centralisée propre au pays copartageant.
la Révolution de 1905-07 en Russie déclencha une animation politique générale qui se répandit sur toutes les terres de l’occupation russe. Suite à la révolution, la population polonaise, sous le gouvernement russe, obtint des concessions (dont le droit aux écoles polonaises, aux associations, à la représentation dans la Douma de Russie et au sein du Conseil de l’Etat). Néanmoins, ceci ne freina point les ambitions indépendantistes des Polonais. Dans les années 1908-14, des organisations à caractère militaire (organisations armées indépendantistes) furent créées en Galice. Au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le parti polonais fut représenté par de différents groupements politiques : pro-russes (groupements de la Démocratie Nationale avec R. Dmowski) - qui liait les espoirs nationaux des Polonais avec la victoire de l’Entente et surtout de la Russie; pro-autrichiens (J. Piłsudski, les Légions polonaises), misant sur la victoire des Empires centraux.
La Première Guerre mondiale de 1914, dans laquelle les pays copartageants luttaient sur les fronts opposés, éveilla les espoirs polonais de regagner leur indépendance. La cause polonaise aviva aussi les puissances occidentales, en 1917, à Paris, fut formé le Comité national polonais, reconnu par les alliés comme représentation de la Pologne. De même, en France, une armée polonaise (Armée polonaise en France pendant la Première Guerre mondiale) se constitua. Après que les Empires centraux eurent cédé une partie de terres du Royaume polonais à l’Ukraine (paix de Brzesc de 1918), le corps auxiliaire polonais du général J. Haller changea de camps et joint le IIe corps polonais en Russie. Le 8 janvier 1918, le président des Etats-Unis, W. Wilson, présenta une déclaration de 14 points, dans laquelle le 13e point se rapportait à l’indépendance de la Pologne. Le 7 octobre 1918, le Conseil de régence proclama l’indépendance de la Pologne, le 28 octobre à Cracovie fut créée la Commission polonaise pour liquidation.
La deuxième République. Un relâchement au sein de l’armée allemande et autrichienne et une radicalisation de positions sociales sous influence de la révolution en Russie ainsi que la création à Lublin dans la nuit du 6 au 7 novembre 1918 du Gouvernement populaire provisoire de la République polonaise eurent un impact considérable sur la décision du Conseil de régence de solliciter la libération de J. Piłsudski de l’emprisonnement allemand à Magdeburg et de le faire venir à Varsovie ce qui est survenu le 10 novembre. Le 11 novembre, le maréchal Piłsudski fut promu en commandant en chef de l’armée polonaise en pleine formation, tandis que les nouvelles sur l’armistice sur le front ouest déclenchèrent le désarmement massif des soldats de l’armée allemande et autrichienne et incitèrent la déclaration de liberté. Par la suite, le 14 novembre, le Conseil de régence, compromis par la coopération avec les pays copartageants, transféra le pouvoir civil au maréchal Piłsudski; de même le gouvernement de Lublin se subordonna à lui. Le 17 novembre Piłsudski forma un gouvernement avec le socialiste J. Moraczewski comme premier ministre, qui proclama un manifeste annonçant de vastes réformes économiques, sociales et politiques. Après une tentative échouée du coup d’état, Piłsudski aboutit à un compromis avec la droite, ce qui rendit possible le 16 janvier 1919 la formation du gouvernement de I. Paderewski accepté par la droite et reconnu par l’Entente. Elue le 26 janvier 1919, La Diète constituante adopta le 20 février 1919 la petite Constitution qui confiait le pouvoir exécutif à J. Piłsudski en tant que chef de l’Etat. Au début, l’Etat polonais se composait du Royaume de Pologne et de la Galice occidentale. Les intérêts de la Pologne, représentés surtout par R. Dmowski et les activistes du Comité national polonais (KNP) lors de la conférence de paix à Paris en janvier 1919, devinrent la raison du conflit franco-britannique. Le traité de paix de Versailles de 1919 accorda à la Pologne: la Poméranie orientale sans Gdansk (érigée en Ville Libre de Gdańsk), la Grande-Pologne (insurrection de Grande-Pologne), tandis que pour la haute Silésie et Warmie-Mazurie (1920 plébiscites en Warmie-Mazurie), il prévoyait un plébiscite. En haute Silésie, la politique brutale des autorités allemandes provoqua en août 1919 et août 1920 des insurrections, finalement la frontière fut fixée suite à la troisième insurrection silésienne (mai 1921) qui éclata après un plébiscite défavorable à la Pologne en haute Silésie (participation au vote de la population née et non pas des habitant en Silésie) - la Pologne reçut 29% du terrain plébiscité (la plus grande partie du potentiel industriel de la haute Silésie et 46% de la population). La frontière en Silésie de Cieszyn fut convenu par l’Entente en juillet 1920 à la conférence de Spa, tout en tenant en compte des suggestions tchèques (action armée tchèque) et en incorporant deux districts (poviats) polonais à la Bohême.
La République polonaise fut un état multinational (les Polonais ne constituait que 65% de la population) et de plusieurs religions (catholiques de Rome 62%), à caractère agricole et industriel (64% de la population travaillant dans le secteur agricole). L’industrie ne se développa que dans la région de Lodz, Varsovie, en haute Silésie, dans le Bassin de la Vieille Pologne. L’agriculture moderne n’existait qu’en Grande-Pologne, le reste du terrain se caractérisant par une surpopulation agricole et une agriculture extensive.
Le coup d’Etat organisé par Piłsudski et le camp de « sanacja » (l’assainissment) furent entérinés par l’assemblée nationale qui élut Piłsudski président (il refusa la fonction et proposa la candidature du professeur I. Moscicki). Quant à la politique étrangère après 1926, nous notons un rapprochement de la Pologne et de la Grande Bretagne. La prise du pouvoir par A. Hitler (en 1933) mena à un renouvellement de l’alliance avec la France; face à l’Allemagne et l’U.R.S.S., la Pologne adopta une politique de relations équilibrées (pacte de non-agression de 1932 et de 1934). Le 1er septembre 1939, l’Allemagne attaqua la Pologne ce qui déclencha la Seconde Guerre mondiale.
Suite à l’échec dans la campagne de septembre en 1939 et l’invasion inattendue des Soviets le 17 septembre, l’Etat polonais fut partagé et le gouvernement polonais émigra. En raison de pressions extérieures le gouvernement polonais fut interné en Roumanie tandis qu’à Paris se forma un nouveau gouvernement avec W. Sikorski à sa tête (premier ministre et chef de l’Etat), constitué principalement de l’opposition. La continuité du pouvoir fut assuré par I. Mościcki qui nomma W. Raczkiewicz son successeur; face à la défaite de la France en juin 1940 les autorités polonaises émigrèrent en Grande-Bretagne. Bien que la Pologne fût l’allié le plus fidèle de la Grande-Bretagne, en raison de la rupture des relations diplomatiques entre l’U.R.S.S. et le gouvernement polonais (Katyn) l’appui politique des alliés pour le gouvernement polonais s’affaiblit. Les alliés consentirent à placer la Pologne dans la zone d’influences soviétiques (conférence de Téhéran de 1943, conférence de Yalta de 1945) et en juillet 1945, ils retirèrent la reconnaissance de l’Etat polonais. Le gouvernement poursuivit néanmoins son activité à Londres en gardant la continuité du gouvernement souverain polonais (jusqu’à l’an 1990).
Les aspirations de l’U.R.S.S. d’incorporer la Pologne dans sa zone d’influences entraînèrent la rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement polonais et aboutit à la création d’un centre politique subordonné à l’émigration (Union des patriotes polonais « Związek Patriotów Polskich ») et à la création de forces armées régulières - 1. Division de l’infanterie T. Kościuszko (Lenino). En 1944, l’Armée polonaise fut transformée en l’URSS, après l’avoir joint à l’Armée populaire, en Troupes Polonaises dites « Wojsko Polskie » qui participèrent en 1945 à la lutte de l’Oder et Neisse mais aussi à la bataille de Berlin. Comme les soldats soviétiques s’approchaient des frontières polonaises, les autorités de l’Etat polonais clandestin élaborèrent le plan «Tempête» approuvé par le gouvernement. Sa réalisation résulta en une série de répressions soviétiques et des communistes polonais sur les soldats de l’Armée nationale « AK », tandis qu’à Varsovie, il contribua à l’échec de l’insurrection de Varsovie de 1944 que l’armée soviétique observait passivement. Sur les territoires occupés, N.K.V.D. arrêtait les activistes de l’Etat polonais clandestin. En mars 1945, les 16 dirigeants de l’Etat polonais clandestin invités aux pourparlers furent arrêtés (procès de 16).
République Populaire de Pologne. Le 21 juillet 1944, à Moscou, fut créé le Comité polonais de libération nationale (PKWN) composé de membres du Conseil national du peuple (KRN), Union des Patriotes polonais (ZPP) et Union des communistes polonais en l’U.R.S.S.. Le 22 juillet, PKWN proclama le manifeste dans lequel il annonçait des réformes socio-économiques et un retour à la Constitution de mars ainsi que la reconnaissance du tracé de la frontière russo-polonaise le long de la ligne de Curzon (sans Lvov). En 1947, le gouvernement polonais sous l’influence de l’U.R.S.S. rejeta la proposition de coopération dans le cadre du plan Marshall, ainsi subordonnant l’économie polonaise à l’économie soviétique et à l’U.R.S.S. dans le cadre de structures du Conseil d’assistance économique mutuelle (1949). La domination politique, économique et militaire de l’U.R.S.S. fut renforcé par la participation de la Pologne dans le pacte de Varsovie. Dans les années 1947-48, fut réalisé un plan de reconstruction de 3 ans. Il eut pour but la nationalisation maximale, la réforme agraire et la nationalisation de l’industrie grande et moyenne (la visée politique : anéantissement de la classe de propriétaires fonciers et de la bourgeoisie). La politique économique de la République populaire de Pologne créait une sorte du cycle vicieux de conjoncture : d’abord une politique libérale, consumériste, ensuite l’élargissement du plan d’investissement dans les principaux secteurs de l’industrie (industrie lourde, machinerie, énergie); investissement de tous les moyens dans la réalisation de ce projet (chute de la croissance des recettes nationales) au détriment de l’agriculture et de la consommation (marasme et chute du salaire réel) ce qui provoquait des révoltes sociales qui aboutissaient à une crise politique et au changement de l’équipe dirigeante (1956, 1970, 1980). Celle-ci commençait à gouverner par essayant de calmer les agitations sociales par une augmentation des dépenses pour la consommation.
En 1978 furent formés l’Union de syndicats libres et les Comités d’autodéfense des paysans; l’élection du cardinal K. Wojtyla pour Pape ainsi que sa première visite en Pologne (juin 1979) furent des éléments psychologiques déclencheurs de révolte contre la politique du gouvernement communiste. La crise économique de plus en plus prononcée aboutit à une vague nationale de grèves qui partit de la Poméranie et qui pris fin avec la signature des accords sociaux à Gdansk, Jastrzab, Szczecin, dans lesquels les autorités reconnurent le bien-fondé des postulats ouvriers et consentirent à la création des syndicats professionnels indépendants du « PZPR » (Parti ouvrier unifié polonais). Ceci emmena le renversement de E. Gierek et son remplacement par S. Kania sur le poste du Ier secrétaire du Comité central du « PZPR » et l’adoption d’une nouvelle politique dite du renouveau socialiste; en septembre 1980, on consentit à enregistrer le syndicat libre NSZZ "Solidarność" (président de la Commission nationale de réconciliation L. Wałęsa), qui vite devint un vaste mouvement social revendiquant entre autres la démocratie, la réalisation de postulats sociaux, la suppression de la censure, la rectification de l’histoire de mouvements indépendantistes (surtout en ce qui concernait les relations polono-soviétiques). En avril 1989, les syndicats NSZZ "Solidarność" et NSZZ RI "Solidarność" furent enregistrés.
La Troisième République. En juin 1989 eurent lieu les élections législatives (dites contractuelles) et les premiers élections libres au Sénat dans lesquelles les candidats du Comité civique "Solidarność" vainquirent; face à un échec du système économique et une perte générale de l’autorité par le « PZPR », une alliance politique fut conclue entre le Comité civique et le Parti paysan unifié (ZSL) et le Parti démocrate (SD); un nouveau gouvernement de coalition, dominé par l’ancienne opposition, fut formé (Comité civique, ZSL, SD, PZPR, premier ministre T. Mazowiecki); l’Assemblée Nationale élut W. Jaruzelski président (avec une voix); la dénomination du pays fut changée pour la République de Pologne.
En décembre 1990, après la victoire (sur T. Mazowiecki et dans le deuxième tour S. Tymiński) dans les élections générales présidentielles de L. Walesa, le président de la République de Pologne émigré R. Kaczorowski lui transmit les insignes du pouvoir présidentiel. Lors des présidentielles en 1995, L. Walesa perdit de peu dans le deuxième tour avec A. Kwaśniewski.
R. Grodecki, S. Zachorowski, J. Dąbrowski, Dzieje Polski średniowiecznej, t. 1-2, Kraków 1926; Historia państwa i prawa Polski, réd. J. Bardach, t. 1-4, Warszawa 1968-72; Kultura Polski śrdniowiecznej. X-XIII w., réd. J. Dowiat, Warszawa 1983; W Konopczyński Dzieje Polski nowożytnej, t. 1-2, Warszawa 1986; S. Kieniewicz Historia Polski 1795-1918, Warszawa 1987; W. Roszkowski Najnowsza historia Polski 1918-1989, Warszawa 1991; A. Paczkowski Pół wieku dziejów Polski 1939-1989, Warszawa 1996; Kultura Polski średniowiecznej. XIV-XV w., réd. B. Geremek, Warszawa 1997; A. Dudek Pierwsze lata III Rzeczpospolitej 1989-1995; Kraków 1997.